commémorations et mémoire

Auteur/autrice : Maryline Dandois Page 1 of 9

Florennes, le 15 novembre 2025, célébration de la Fête du Roi

La Fête du Roi a été dignement célébrée en présence de plusieurs élu.e.s, de représentant.e.s d’Associations Patriotiques et Dynastique.

Comme de tradition, un bel office d’action de grâce présidé, en la Collégiale Saint-Gangulphe, par le Chanoine-Doyen Philippe Masson et une cérémonie civile à la Maison Communale, avec un apprécié discours du Bourgmestre Antonin Collinet.

Une chaleureuse réception a clôturé cette rencontre patriotique.

Florennes, 11 novembre 2025 : Commémorations de l’Armistice du 11 novembre 1918

Saint-Aubin – 09 novembre 2025 – émouvantes commémorations de l’Armistice. Exposition et réception à la Salle les Amis Réunis (4)

La salle « Les Amis Réunis » a accueilli une éphémère exposition consacrée aux combattants et victimes de la guerre 14-18, dont Auguste Boulvin.

À noter la présence exceptionnelle du drapeau historique qui leur est dédié, s’agissant d’une très fragile et centenaire relique en soie, datée de 1923.

Une chaleureuse ambiance a régné au cours de cette réception musicalement animée par le « Royal Harmony Jazz Band » local.

Celui-ci a aussi rehaussé tous les cortèges de sa talentueuse participation.

Saint-Aubin – 09 novembre 2025 – émouvantes commémorations de l’Armistice. Célébration du Centenaire du Monument (3)

Talentueusement évoqué par Mme Maryline Dandois, secrétaire des Associations Patriotiques de Saint-Aubin, voici un extrait du discours : .

…/ »Et voici qu’en cette année si particulière, notre hommage prend un sens encore plus profond.

Nous célébrons en effet le Centenaire du Monument aux Morts de notre village.

Depuis cent ans, il se dresse ici, au cœur de Saint-Aubin, comme un témoin silencieux de notre mémoire collective.
Il porte les noms de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, et à travers eux, il porte aussi la douleur et la fierté d’une communauté tout entière.

Permettez-moi, en ce jour si symbolique, de prêter ma voix à ce monument, afin qu’il nous raconte son histoire, celle qu’il garde en lui depuis un siècle.

Je suis le gardien silencieux de votre mémoire.

Érigé voici un siècle, je suis né de la douleur profonde et de la gratitude sincère que cette terre porte pour ses enfants tombés.

On m’a confié à l’automne d’une époque brisée, lorsque la grande Guerre avait consumé tant de vies, et que la communauté ne pouvait oublier.

Sous les mains patientes et inspirées de l’artisan-sculpteur Ernest Lahaye, j’ai pris forme.
Ce maitre de la pierre a gravé non seulement des noms, mais un hommage vivant, celui d’un village entier à ses héros.

Mes pierres s’ancrent dans le sol de ce village, mes lettres sont l’écho de ceux dont la voix s’éteignit en pleine fleur de l’âge.
Je porte leurs noms, leur courage, leur sacrifice.

Depuis cent ans, je veille.
J’ai vu défiler les générations, entendu les silences respectueux, accueilli les fleurs et les pas des enfants devenus grands.

Je suis la voix de ceux qui ne sont plus là pour parler, mais que votre souvenir garde debout.
Je vous rappelle que la paix est un pacte fragile, qu’elle exige vigilance, respect, et la transmission d’un héritage.

Aujourd’hui, en ce centenaire, je ne demande qu’une chose :
Ne me laissez pas devenir un simple décor.
Continuez à vous rassembler, à nommer, à raconter.
Tant que vous le ferez, je resterai vivant, témoin humble et fidèle de la mémoire et de la promesse de paix.

Érigé il y a cent ans, il ne se dresse pas seulement comme un bloc de pierre :
il est une parole gravée dans la durée.

Ce monument, témoin immobile de notre gratitude, a vu défiler les générations : les enfants des écoles, les anciens combattants, les élus, les familles.

Il a recueilli les silences, les prières, les larmes parfois.
Et s’il demeure, c’est parce que notre communauté n’a jamais cessé de croire en la force du souvenir.

Il est d’ailleurs adossé à notre école communale, ancienne maison communale, un symbole fort du lien entre mémoire et transmission.
Et c’est précisément en raison des travaux d’isolation menés à cette école que l’hommage du Centenaire a été reporté d’un an.

Mais loin d’être un contretemps, ce report marque la vitalité de notre patrimoine vivant : celui d’une commune qui, tout en modernisant ses bâtiments, continue de préserver ce qui fonde son identité.

Ce monument, restauré et respecté, nous rappelle que l’histoire ne s’efface pas : elle se prolonge à travers nos gestes, nos paroles et nos valeurs.

À ceux dont les noms sont gravés ici,
à ceux dont les visages se sont effacés dans le temps,
à ceux qui ont cru en un avenir meilleur,
nous disons aujourd’hui, cent ans plus tard :
Nous ne vous oublions pas.

Que ce monument, né du chagrin et de l’espérance, demeure pour les générations futures le symbole de la paix et du courage des Saint-Aubinois.

Qu’il soit pour nos enfants un repère,
pour nos ainés un hommage,
et pour nous tous une invitation à la paix et à la fraternité. »…/

L’appel des morts a été prononcé par M. Philippe Paquet, trésorier, avant le dépôt de fleurs, par MM. Antonin Collinet, Bourgmestre, pour la commune de Florennes, René Lebrun, pour les Associations Patriotiques et des enfants.

Avant l’hymne national, M. Collinet a clôturé la cérémonie par un touchant et réaliste message évoquant, notamment, la situation socio-politique actuelle de notre pays et de ses voisins.

Saint-Aubin – 09 novembre 2025 – émouvantes commémorations de l’Armistice. Hommage au Capitaine-Commandant Auguste Boulvin (2)

Hommage solennel au Capitaine-Commandant Auguste BOULVIN, avec le dévoilement d’une nouvelle plaque dans la rue qui porte son nom, depuis des temps immémoriaux.

Une cérémonie honorée par la présence d’une dizaine de membres de sa famille et un élogieux discours de René Lebrun.

Pour conclure, avant la sonnerie « Aux Champs », il a ensuite fleuri la plaque, avec M. Jean-Yves Sainthuile, président des associations patriotiques de Florennes.

Voici un extrait du discours prononcé, par René Lebrun au nom des Associations Patriotiques.

…/ « Couramment, le nom de Boulvin est évoqué à chacune de nos visites au monument aux morts. Sa tombe, en notre cimetière, est fleurie à chaque occasion. Quotidiennement, neuf familles sont liées, par leurs adresses postales, à la rue Auguste Boulvin.

Ce dernier est un véritable héros.

En collaboration avec la commune de Florennes et le comité patriotique florennois, sur une proposition de son Président, le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin, tient, aujourd’hui, à lui faire honneur.

…quelques extraits du livret d’hommage rendus par ses compagnons, hauts-gradés et subordonnés : Auguste Boulvin est né le 14 septembre 1888, en la vénérable demeure qui nous surplombe, alors communément appelée « Ferme Boulvin » – Il est le fils d’Eugène Boulvin et de Marie Poncelet – 3e d’une fratrie de six enfants.

Il n’a laissé aucun descendant. Dès l’âge de 10 ans, Auguste Boulvin entre à l’Institut Saint-Berthuin, à Malonne. Il y reste sept ans avant d’entrer à l’Ecole Militaire, animé par un véritable idéal patriotique.

Il en sort brillamment, classé avec un des premiers numéros. Cela lui vaut d’être directement affecté dans la cavalerie. Après l’école d’équitation à Ypres, il rejoint le 1er Régiment des Chasseurs à cheval, à Tournai.

En 1912, âgé de 24 ans, il est promu au grade de Lieutenant. Brillant officier, parfait gentleman, il est apprécié de toute la garnison.

En 1914, il prend part au concours d’admission à l’Ecole de guerre.

À la suite de la déclaration de guerre, celle-ci cesse ses activités. La guerre éclate. Il rejoint immédiatement le front et son comportement ne cesse d’être exemplaire. Dans son rapport du 16 novembre 1914, le Commandant du 3e Escadron de la 3e Brigade écrit ceci : Le 24 aout, le Lt Boulvin est envoyé en reconnaissance vers Sempst, …arrivé au pont de Sempst à la nuit tombante, cet officier a combattu à pied des cavaliers ennemis occupant ce pont. Pendant ce combat, les chevaux se sont enfuis vers Malines. Le Lieutenant Boulvin démonté et au contact de l’ennemi aurait pu se retirer. Il fit parvenir au Général et au Colonel un rapport signalant ce qui s’était passé et demandant des chevaux afin de pouvoir continuer sa mission. Le lendemain matin, attaqué par des forces d’infanterie il défendit le pont aidé d’une dizaine de carabiniers. Blessé grièvement, une balle lui ayant traversé le cou de part en part et se trouvant dans une situation très critique, presque entièrement cerné, il continua à diriger ses hommes qu’il ramena sans pertes. Il fit preuve en cette circonstance, de beaucoup de sang-froid et d’énormément d’énergie. Dès que ses forces le lui permirent, il rejoignit son escadron et fit toujours preuve de belles qualités militaires. En conséquence, j’estime qu’il y a lieu de proposer cet officier pour une haute distinction honorifique. » Fin de citation. Cité à l’ordre de l’armée, la médaille de l’Ordre de Stanislas de 3e classe lui a, ainsi, été octroyée.

Et la guerre se poursuit … Plusieurs mutations interviennent. – En février 1915, au 2e bataillon de Carabiniers Cyclistes. En janvier 1916, il est à nouveau blessé, à la main droite, cette fois. Pour ses actes de bravoure, il est décoré de la Croix de guerre, le 16 du même mois.

Le 31 aout 1916, il est désigné Commandant de la 1ère compagnie. Chacun de ses départs suscite des regrets parmi ses hommes pour lesquels il est un modèle. Il est celui « pour qui on se ferait tuer ». Jamais téméraire, il n’expose pas inutilement sa troupe. La bonne humeur règne dans sa compagnie et malgré une discipline sévère, les hommes le suivent.

L’hiver 1917 est terrible ! Les fatigues s’accumulent et le surmenage a fortement entamé ses forces. Maintes fois frappé par la fièvre, seul un sursaut de volonté le remet chaque fois dans l’action. Avant cela, il est commissionné au grade de Capitaine-Commandant d’infanterie, le 30 juin 1917. Grade auquel il est nommé, le 26 septembre 1918. Entretemps, il est désigné Capitaine en second de cavalerie, le 26 mars 1918. Le 26 octobre 1918 son Chef de corps rédige le mémoire suivant pour l’octroi de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur :« Officier de la plus haute valeur. D’une modestie qui n’a d’égal que son courage calme et résolu. Conducteur d’hommes dans toute la haute acception de ce terme. A conduit sa compagnie toujours à l’avant-garde du 2e Bataillon de Carabiniers cyclistes, avec un entrain magnifique dans la poursuite de l’ennemi, notamment les 16, 17, 19 et 21 octobre 1918, à Lichtervelde, Jabbeke, Knesselaere et à l’assaut du pont de Rappenbrug ».

En 1918, pour l’offensive victorieuse, la grippe le cloue sur un lit d’hôpital. Après l’armistice, Auguste Boulvin et sa compagnie monte la garde sur le Rhin. Ses états de service sont de cinquante-quatre mois de front, du 1er aout 1914 au 17 janvier 1919. Huit Chevrons de front lui seront décernés.

La paix retrouvée, il rejoint, à nouveau, l’Ecole de guerre qui a repris ses activités. Mais pour celui qui était promis à un avenir militaire de 1er ordre, le sort en a décidé autrement !

Le 21 février 1919, la grippe espagnole l’emporte, à l’âge de 30 ans.

En ce jour de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 nous tenons, bien modestement, à mieux faire connaitre ce personnage illustre. Un héros de la grande guerre que notre village est fier de compter parmi ses enfants.

Puissions-nous, toutes et tous, nous inspirer de la vie exemplaire d’Auguste Boulvin ! /… »

Saint-Aubin – 09 novembre 2025 – émouvantes commémorations de l’Armistice (1)

Le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin et ses partenaires ont dignement honoré la mémoire des victimes de la guerre 14-18.

Chaleureuse masse, célébrée par M. le Chanoine-Doyen Philippe Masson, en présence des familles et enfants du catéchisme de Florennes et environs, soit près de cent-quarante personnes.

Parmi elles, de nombreuses autorités civiles et militaires, des représentant.e.s d’associations patriotiques et de l’école communale, aux côtés de membres du conseil communal des enfants.

Des chants liturgiques, des paroles de paix et des intentions de prière de circonstances, porteuses d’espoir de paix, ont ponctué la célébration. De même, la sonnerie « Aux Champs », par le chef de musique M. Christophe Cabus et la « Brabançonne » par l’organiste, M. Guillaume Andris.

Saint-Aubin – 07 novembre 2025 – commémoration de l’Armistice et du centenaire du Monument aux Morts avec l’école communale

Comme il est maintenant de tradition, l’école communale a répondu à l’invitation du comité des Associations Patriotiques pour commémorer la fin de la guerre 1914-1918.

Depuis plusieurs semaines, les élèves et leurs enseignantes ont bénéficié d’une documentation appropriée sur ce sujet, tout spécialement sur les seize croix de l’ancien cimetière allemand 14-18 de la Maladrerie , miraculeusement retrouvées en 2016 et placées en 2018 au cimetière communal.

De même le centième anniversaire du Monument aux Morts des deux guerres a été documenté.

Ce vendredi, une visite au cimetière, par les élèves des classes primaires, a connu des évocations poétiques et l’Hymne national, la Brabançonne.

À l’issue d’un cortège pédestre de deux kilomètres, sous un radieux soleil, ceux-ci ont été rejoints au pied du Monument aux orts, par les plus grands élèves des classes maternelles, porteurs de leurs travaux de décoration, déposés solennellement devant la vénérable stèle.

Rejoints par des parents d’élèves et par Mme la directrice de l’école, en présence d’autorités communales – déjà présentes dans le cortège – les élèves ont reproduit leur prestation du cimetière, avant de fleurir le monument centenaire.

Vifs remerciements et félicitations au personnel enseignant et à leurs élèves pour leur implication dans ces émouvantes cérémonies.

Commémorations de l’Armistice, Centenaire du Monument aux morts et exposition

Dans le cadre des commémorations de l’Armistice,
les membres des Associations patriotiques de Saint-Aubin
ont le privilège de vous inviter à rehausser de votre présence

le vernissage de l’exposition « Résister à la Propagande de Guerre »,
conçue par le War Heritage Institute,

les commémorations organisées à Saint-Aubin qui se dérouleront en deux temps :

– Le vendredi 7 novembre, en compagnie des enfants et des enseignantes de l’école de Saint-Aubin ;

– Le dimanche 9 novembre, pour les commémorations plus protocolaires.

Votre présence contribuera à honorer la mémoire de celles et ceux qui ont œuvré pour la paix et la liberté.

Au plaisir de vous y retrouver.

Samedi 18 octobre 2025 METTET – FLORENNES – CORENNE – Cérémonies d’hommage à SM le Roi Albert 1er , à SM le Roi Baudouin et au Capitaine Désiré Brichaux

La section Dinant-Florennes-Mettet du « Mouvement Dynastique », entourée de la présence d’élu.e.s communaux.ales, a respecté sa tradition d’hommage à nos souverains défunts, SM Albert 1er et SM Baudouin.

Son comité a aussi honoré la mémoire du Capitaine Désiré Brichaux (1903-1943), mort en service commandé.

Son porte-drapeau, M. Bertrand Tinant, a également été mis à l’honneur par le « Souvenir Français ».

Le repas annuel de la section a clôturé cette journée du souvenir.

Vifs remerciements aux organisateurs et à l’ensemble des participant.e.s. de perpétuer, ainsi, le devoir de mémoire.

11e Voyage historique de découverte et de mémoire : LA NORMANDIE

Des plages du débarquement, plusieurs musées et cimetières qui en découlent, ainsi que les villes de Honfleur et de Falaise ont été visités par les quarante-sept participant.e.s.

Successivement :

HONFLEUR, sa superbe église Sainte-Catherine et ses vieux quartiers.

ARROMANCHES, sa plage – Gold Beach – et son étonnant Musée du Débarquement, consacré plus particulièrement à la construction du port artificiel Mulberry B.

CARENTAN-LES-MARAIS et son très documenté Normandy Victory Museum. La Bataille des Haies, une exceptionnelle collection de tous ordres, une exposition consacrée à l’éducation nazie de la jeunesse et une autre, au rôle des femmes pendant la guerre.

COLLEVILLE-SUR-MER, avec sa plage – Omaha Beach – et son imposant Cimetière Américain 40-45, de 70 ha de superficie. Un émouvant hommage aux 9387 soldats qui y reposent, avec, notamment, la cérémonie des couleurs (sans la descente des drapeaux, en raison de l’alerte tempête).

SAINTE-MERE-EGLISE et sa mythique église.

CHERBOURG et sa Cité de la mer, installée dans la gare maritime transatlantique. Le 1er  sous-marin nucléaire français LE REDOUTABLE, en est l’attraction la plus impressionnante. Également, le Pavillon des Aquariums, une évocation du Titanic, l’Océan du futur et la grande galerie des engins et des hommes.

LA CAMBE et son Cimetière allemand, de 7ha de superficie, où reposent 21222 soldats. Il est entouré d’un remarquable parc d’érables, arbres plantés grâce aux dons de parrains. Il veut symboliser la paix et la compréhension entre les peuples.

Falaise, avec son château Guillaume le Conquérant et ses abords. L’occasion d’évoquer notre Chaumontoise, Arlette Sohier, la mère dudit conquérant.

Du côté récréatif, Pont l’Évêque, avec l’ancienne distillerie de Calvados Père Magloire, visite didactique, dégustation et magasin.

Voici quelques photos de ce périple du souvenir, histoire de se le rappeler et de susciter, pourquoi pas, l’envie de revoir la Normandie.

Le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin se réjouit de la bonne réussite de ce voyage de découverte historique.  Il tient à remercier tous les participants, ainsi que les Autocars Deblire, principal partenaire.

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