Associations Patriotiques de Saint-Aubin

commémorations et mémoire

Catégorie : Hommages (Page 1 of 2)

On a commémoré le centenaire de l’armistice

Après la commémoration solennelle, en septembre dernier, du centenaire de l’armistice de 1918, le comité des Associations Patriotiques n’a pas voulu que le jour anniversaire du 11 novembre se passe dans l’anonymat.

Après la messe célébrée par le Doyen Philippe Masson, à la mémoire des victimes de la guerre, une quarantaine de personnes, dont des élèves de l’école communale, leurs institutrices et directrice, s’est rendue au monument aux morts. Le 1er Echevin, Claudy Lottin, représentait la commune de Florennes. Au nom du « War Heritage Institute » il a remis au comité deux médaillons tricolores marqués « 14-18 PRO PATRIA », à disposer sur la tombe de chacun des combattants saint-aubinois, morts au combat.

Après l’évocation de circonstance de René Lebrun, l’appel des morts est prononcé par Robert Milet, membre du comité. Il évoque, à cette occasion, la mémoire des seize combattants allemands, belges et français/algériens dont les croix tombales ont été réhabilitées au cimetière communal.

Une gerbe est ensuite déposée, au nom de toute l’assistance, par le délégué communal et les enfants présents, tandis que retentissaient la sonnerie « Aux Champs » et la « Brabançonne ».

Une cérémonie intime et chaleureuse ponctuée, 100ème anniversaire oblige, par une photo de famille, devant le monument.
En la regardant plus tard, ces personnes pourront dire «j’y étais ! »

Commémoration du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918

14 ET 16 SEPTEMBRE 2018
Après avoir commémoré de manière significative le centenaire du début de la 1ère guerre mondiale, en mai 2014, le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin a voulu marquer, de belle manière également, le centième anniversaire de l’armistice.

UNE DOUBLE EXPOSITION

La province de Namur présente sa 3ème exposition sur le thème « 14/18 (se) Reconstruire »; une très intéressante information, parfaitement illustrée, sur la reconstruction des villes et villages dévastés, le relogement de la population, la relance de l’économie industrielle et agricole, notamment.
En complément, l’exposition d’objets et de documents issus de la collection privée de M. Patrick Hilgers, auteur, par ailleurs, du « Livret pédagogique » mis à disposition de toutes les écoles.

Sur le thème « Saint-Aubin, entre deux guerres », le comité local s’est plus tourné vers la vie sociale, récréative et scolaire du village.
Il évoque la vie de quatre personnalités marquantes : le curé Louis Faucomont, pasteur et historien, Marguerite Boulvin, infirmière de guerre et famille d’accueil, Camille Noël et Eugène Lambot, valeureux combattants et grand invalide de guerre, pour le second.
De même la vie scolaire reste marquée par les personnalités des enseignantes, les sœurs « Filles de Marie » Thérésa, Lambertina et Céleste, ainsi que de l’instituteur Arsène Monier. Quelques archives et mobiliers d’époque sont exposés, pour le plaisir des plus anciens. La vie récréative et culturelle est aussi abordée avec le jeu de balle au tamis et les activités théâtrales.
L’évocation détaillée des croix du « Cimetière d’honneur » 14/18 allemand de « La Maladrerie » (voir plus loin), ainsi que des activités du mouvement commémoratif menées par les différents comités des anciens combattants et prisonniers de guerre, complètent l’aspect patriotique de l’exposition.

EMOUVANTES EVOCATIONS LORS DU VERNISSAGE

Devant près de cent-cinquante personnes, M Philippe Bultot, Député Provincial du canton, présente l’exposition namuroise.
Pour le comité organisateur, René Lebrun, rend d’abord hommage à un de ses membres récemment décédé, M. Vital Lauvaux, à qui l’exposition est dédicacée. Son épouse, Mme Lily Mottiaux, est congratulée. Des fleurs, également, pour Mmes Anne Franchimont (asbl Qualité-Villages Wallonie) et Mélodie Brassinne, (Cellule provinciale du patrimoine culturel), deux partenaires majeures dans la réalisation du projet.
L’assemblée s’émeut à l’écoute de trois affectueux témoignages sur les personnalités évoquées plus haut : Mme Claudine Hesmans, pour son grand-père, Camille Noël ; Mme Christine Lauvaux et M. Marcel Lauvaux, pour leur (arrière)grand-père, Eugène Lambot et Mme Marie-Paule Grison, pour son accueillante, Marguerite Boulvin.
M. l’Echevin Grégory Chintinne, Bourgmestre en fonctions, clôture la partie « académique » par une évocation de circonstance remarquée.
Un vin d’honneur clôture cette émouvante rencontre.

Cliquez sur les liens ci-dessous pour accéder aux discours de :
Claudine Hesmans, à propos de Monsieur Camille Noël
Christine Lauvaux, à propos de Monsieur Eugène Lambot
Marie-Paule Grison, à propos de Mademoiselle Marguerite Boulvin

CONFERENCE DU Pr AXEL TIXHON

Pour la première fois, le Professeur de l’UNAMUR et historien, M. Axel Tixhon évoque le thème inédit des « Cimetières d’honneur ». Il trace un large historique du concept de la germanisation des territoires belges occupés et évoque les différents processus qui ont amené, comme en beaucoup d’autres endroits, la création d’un tel ouvrage, à Saint-Aubin.
Le cimetière d’honneur de « La Maladrerie » accueille, dès le mois juin 1918, des combattants allemands, belges et français, inhumés dans douze communes environnantes. Au total 168 tombes sont occupées. Après la guerre, les combattants belges sont transférés soit en leur commune d’origine, soit au cimetière de Marchovelette(Champion), les français le sont en 1922, vers le cimetière de Dinant (Citadelle) et les allemands, en 1931, vers la nécropole de Vladslo (Flandre occidentale). Les quatre-vingts personnes présentes ont apprécié cette conférence.

CEREMONIES DU DIMANCHE, REHAUSSEES PAR LA PRESENCE DE L’AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE

Accueilli par le Bourgmestre, Pierre Helson et le comité des Associations Patriotiques, M. Martin Kotthaus, Ambassadeur désigné d’Allemagne a tenu à se joindre, personnellement, à l’hommage aux seize combattants 14/18, dont dix allemands. L’Ambassadeur de la France, Mme France-Claude Arnould est représentée par M. Daniel Tilmant, du « Souvenir Français » et le Col. Avi BEM Ir Didier Polomé, chef de corps du 2ème Wing TAC est représenté par le 1er Sergent Major saint-aubinois Alexis Demulder. L’Ambassade d’Algérie n’est pas représentée.

OFFICE RELIGIEUX ŒCUMENIQUE ET VISITE AU MONUMENT AUX MORTS

Devant une belle assistance, en pensée avec les combattants de religion catholique, protestante et musulmane, le Doyen de Philippeville-Florennes, Philippe Masson et l’Abbé saint-aubinois, René Goffaux, célèbrent ce service. Une vibrante Brabançonne jouée aux orgues, clôture celui-ci.
En cortège, animé par le local « Royal Harmony Jazz Band Les Amis Réunis », le monument aux morts des deux guerres est rejoint en cortège. La centaine de personnes présente, dont une délégation d’élèves et d’enseignantes de l’école communale, ainsi que plusieurs porte-drapeaux venus de villages voisins, entendent l’évocation de circonstance du délégué des Associations Patriotiques, René Lebrun. Après le dépôt de fleurs, la sonnerie « Aux Champs » retentit, suivie de la Brabançonne, chantée par les élèves. L’assistance, de plus en plus nombreuse, rejoint le cimetière communal en autobus.

SEIZE CROIX CENTENAIRES REHABILITEES AU CIMETIERE COMMUNAL

Pour le comité des Associations Patriotiques, le moment est enfin arrivé de conclure un projet de grande valeur mémorielle : l’inauguration des seize croix du cimetière militaire 14/18 « miraculeusement » retrouvées, restaurées par le comité et mises en place, de très belle façon, par le personnel communal. Un groupe de reconstituants 14/18, en uniformes allemand, belge et français, rehausse la cérémonie de sa présence.

Cliquez sur le lien ci-contre pour accéder au : discours de l'AdjtMaj Christophe Moyen

Après l’évocation historique de l’Adjudant Major saint-aubinois Christophe Moyen, Adjudant de corps du département d’Etat Major opérations et entraînement à Evere, le panneau didactique placé auprès des croix est dévoilé par les autorités civiles présentes. Les militaires, eux, dévoilent un second panneau placé à l’extérieur du cimetière.
Ensuite, venant de Haut-Fayt avec son Bourgmestre honoraire M. Pol Baijot, Mme Claire Laffut, nièce de feu Joseph Laffut, soldat du 13ème ligne dont la croix se trouve parmi les seize, coupe symboliquement le ruban tricolore, inaugurant le nouveau site mémoriel. A l’appel des 16 soldats, 10 allemands, 3 belges et 3 français, dont 2 d’origine algérienne, prononcé par M. Philippe De Ridder, partenaire du projet, les élèves déposent, tour à tour, une rose blanche au pied de chaque croix.

  • Ludwig BAUM, Soldat du 8ème régiment d’infanterie de réserve bavarois
  • Hermann BODE, Caporal du 17ème régiment de hussard de Brunswick
  • Rudolf FÜTTERER, Caporal chez les conducteurs de camions
  • Richard GLADISCH, Soldat du dépôt de recrutement de la 10ème division d’infanterie
  • Johan GOLLASCH, Conducteur au sein de la colonne d’approvisionnement n°134
  • Wilhelm JENS, Soldat au 86ème régiment Füsilier « Königin »
  • Hans JERRENTRUP, Grenadier du 2ème régiment de réserve de la garde « Kaiser Franz »
  • Otto KARSCHUCK, Soldat du 345ème régiment d’infanterie
  • Ernst MAJER, du dépôt du 73ème régiment d’infanterie de réserve de la compagnie des lance grenades
  • Karl ROSENTHAL, Caporal au 30ème régiment d’artillerie de campagne
  • Léon GERARD, Soldat du 13ème régiment de ligne
  • Joseph LAFFUT, Soldat du 13ème régiment de ligne
  • Guillaume NEVEN, Soldat du 13ème régiment de ligne
  • Trois soldats français non identifiés

Après le dépôt de gerbes par les ambassades d’Allemagne et de France et par le 2ème Wing TAC, les enfants prolongent ce geste de reconnaissance en déposant également une fleur sur les tombes des neuf autres victimes militaires et civiles des deux guerres mondiales; à savoir :

  • pour 14/18 : Ernest Bertrand, Joseph Dominicus, Jules Dupéroux, Auguste Boulvin;
  • pour 40/45 et ses suites : Hamou Beckouche, Paul Costey, Gustave Leblois, Appoline Lorant et Jean Scieur.

Mme Claire Laffut, de son côté, fleurit la croix de son oncle, Joseph Laffut, combattant 14/18.

Le Last Post et les hymnes nationaux allemand, français, algérien et belge, interprétés par la royale harmonie clôturent la cérémonie.

En conclusion, le comité organisateur souligne que dorénavant, le cimetière communal n’aura plus le même aspect et qu’en y entrant, chacun se souviendra des 168 combattants inhumés en 1918, pour quelques années, au cimetière d’honneur de « La Maladrerie ». Et de citer Maurice Genevoix : « La paix, c’est d’abord de ne jamais oublier ».

Toute l’assemblée se retrouve pour le verre de l’amitié, à l’église. C’est l’occasion pour l’Ambassadeur d’Allemagne de découvrir les expositions et de partager de longs moments avec les Saint-Aubinois. Qu’il en soit remercié.

Pour le comité des Ass Pat – St-Aubin :
René Lebrun, Coordinateur.

HOMMAGE POETIQUE A JOSEPH LAFFUT,
Soldat du 13ème de Ligne, décédé le 24 août 1914, à l’âge de 30 ans
ET A SES COMPAGNONS D’INFORTUNE

Par Cathy Permarole

Dans l’immensité de ce cimetière d’honneur vide de ses croix,
j’erre dans les anciennes allées.
Jadis les croix étaient leurs silences,
peuplés de milliers d’hommes comme Joseph.
Malgré le vide du lieu,
j’entends l’écho de leurs souffrances
et les murmures de désespérances.
Ce sont les âmes de la nuit
au destin brisé et maudit.
Ce sont des hommes martyrs dont on a volé la vie,
dont on a retiré et enfoui leur première croix.
Pour la belle Patrie, ils sont à jamais ensevelis.
Et toi, Joseph, avec tes compagnons d’infortune,
nous vous faisons « revivre » aujourd’hui.
Et seul notre souvenir et notre devoir de mémoire
vous éviteront l’oubli.

Ce poème a été offert à Madame Claire Laffut, nièce de Joseph Laffut, à l’occasion de l’inauguration, au cimetière communal, des seize croix du cimetière d’honneur 14/18 dont elle avait visité le site de « La Maladrerie », le jour-même.

Commémorations à Tarcienne & Hommage à Thy-le-Chateau

Emouvante commémoration du centenaire
au cimetière militaire 14/18 de Tarcienne

Comme celui de Saint-Aubin, à « La Maladrerie », qui a accueilli 168 combattants de plusieurs nationalités (Allemands, Belges et Français/Algériens), de 1918 à 1931; le cimetière militaire 14/18 de Tarcienne renferme, depuis 1917, 549 sépultures de soldats allemands, français et russes, ainsi qu’un ossuaire.

Son cadre verdoyant inspire le recueillement. En prélude à ses propres cérémonies du 16 septembre 2018, le comité saint-aubinois a tenu à participer à cette commémoration; la première en ce lieu de mémoire, pour le comité du souvenir de Thy-le-Château. Notre drapeau patriotique figure parmi la trentaine d’étendards venant de nombreuses communes et associations de la région.

Une commémoration haute en couleur; en présence, notamment, des représentants des ambassades de Russie et d’Allemagne, ainsi que des délégués du « Souvenir français ».

3 photos de Vincent Pinton (L’Avenir)

Traditionnel Hommage à Thy-le-Château

Après une cérémonie de remise de distinctions honorifiques et le vin d’honneur à l’ancienne maison communale de Thy-le-Château, l’hommage annuel est rendu aux victimes des rafles de l’été 44, chez les Pères blancs et au sein du Groupe G. Un long cortège, sous un lourd soleil, ponctué par une messe en la chapelle de la communauté « Les Béatitudes » – (Anciennement, monastère des Pères blancs déportés).

Quelques moments dans la carrière de Mr Elie SMAL

Avec l'aimable autorisation de son fils Michel, voici quelques photos de la vie professionnelle de M. Elie SMAL, après la guerre, – D'autres photos de sa captivité figurent ci-après.

Elie SMAL, valeureux centenaire

« …/Né à Saint-Aubin, le 20 novembre 1916, il effectue son service militaire au 13ème de Ligne d’octobre 1936 à octobre 1937. – Il est rappelé sous les drapeaux à plusieurs reprises et 1938 et 1939 – Le 01 février 1940, il s’engage pour quatre ans, à la gendarmerie.
Mobilisé lors de l’invasion allemande, il combat avec le 1er régiment léger – 1er groupe mobile, du 10 au 17 mai 1940. – Le 18 mai il est fait prisonnier et rejoint le Stalag 1 A, à Könisberg, en Prusse orientale, à plus de 1500 km d’ici. – Quarante baraques en bois construites, à l’origine, pour des PG polonais, abritaient environ quinze milles hommes ; il était ceinturé de plusieurs clôtures de barbelés et de miradors, avec projecteurs et armes automatiques. – Il y connaît des fortunes diverses et une vie difficile, alliant le froid, la promiscuité, les multiples humiliations et la faim …. Sur ce plan, il est, sans doute, très heureux de se retrouver, un jour, aux cuisines du camp.
Mais son meilleur baume au cœur, est sa correspondance avec sa marraine de guerre, madame Renée GELAY qu’il épousera un an après à son retour. Sa fin de captivité est très pénible, épique même ! Devant l’avancée des troupes russes, le camp est vidé et des marches forcées vers l’Allemagne lui font parcourir, en plein hiver, mille deux cents kilomètres, à proximité du Danemark. Il est délivré par les troupes britanniques et est rapatrié le 22 mai 1945.

Elie SMAL quitte Saint-Aubin en septembre 1945 et fonde son foyer avec Mme Renée GELAY. Professionnellement il reprend son poste à la gendarmerie, au grade de Maréchal des Logis de 2ème classe. Il gravit plusieurs échelons de la hiérarchie pour terminer sa carrière en 1972, à la brigade de Frameries, au grade de 1er Maréchal des Logis chef.

De nombreuses distinctions honorifiques lui ont été octroyées, en ses qualités de combattants, de prisonnier de guerre et de gendarme. A noter, en particulier les Palmes d’or de l’Ordre de la Couronne, la Croix de Chevalier de l’ordre de Léopold II et tout dernièrement, à l’occasion de son centenaire, la Croix vermeil de la FNAPG.

Au gré de ses différentes affectations, il passe la plus grande partie de sa vie dans le Borinage, plus particulièrement 52 ans, à Frameries, où ses enfants et petits-enfants ont grandi…se sont mariés, aussi ! Durant plus de septante ans, il se fait très discret envers son village natal, jusqu’à s’y faire oublier /…»

Quelques images de la carrière d'Elie SMAL

 

Elise SMAL : fêté pour son 100ème anniversaire

Elie SMAL, enfant de Saint-Aubin, ancien prisonnier de la guerre 1940-45, fêté pour son centième anniversaire.

Une fois n’est pas coutume de voir un enfant de Saint-Aubin fêter son centième anniversaire.

Né le 20 novembre 1916, Elie SMAL, entouré de sa famille et de proches, a été honoré en sa maison de retraite, à Flénu (Mons), à la fois par les autorités civiles montoises et par celles de Frameries, commune où il vécut cinquante-deux ans.

Pour cela, M. Elio Di Rupo, Ministre d’État, ancien Premier Ministre et Député-Bourgmestre de Mons, M. Jean-Marc Dupont, Député-Bourgmestre de Frameries, tous deux accompagnés de plusieurs élus, se sont joints à MM. Pol Bouviez, Michel Flament et Jean-Michel Simon, responsables des sections de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre (F.N.A.P.G.) de Frameries et de Flénu.

En outre, Elie a reçu les félicitations de la maison royale. Pour les services rendus et son dévouement, la F.N.A.P.G. lui a décerné sa plus haute distinction, la Croix Vermeil et son diplôme d’honneur.

Questionné sur les secrets de sa longévité, il déclare : « J’ai bu beaucoup de bon lait de vache quand j’étais petit ».

Cinq années de captivité

Il effectue son service militaire en 1936, au 13ème de ligne, à Namur et est rappelé sous les drapeaux à plusieurs reprises, en 1938 et 1939. Il s’engage à la gendarmerie le 1er février 1940 et fait partie de la Légion mobile des side-cars. C’est sous cette étiquette qu’il intègre l’armée belge. Il est fait prisonnier à Moortsele, le 18 mai 1940, au cours de l’avancée allemande. Durant cinq ans, il séjourne au stalag I A, situé à Koeningsberg, en Prusse orientale. Pendant sa captivité, il connaît des conditions de vie très difficiles telles que le froid, la faim, la promiscuité et l’humiliation instaurée par les gardiens. A la fin du conflit, suite à la percée de d’armée russe sur le front de l’est, il est contraint par ses geôliers d’effectuer des marches forcées en direction de l’Allemagne. Il parcourt, ainsi, mille deux cents kilomètres à pied, en plein hiver, avant d’être libéré par les troupes britanniques, à proximité du Danemark. Il rentre à Saint-Aubin, le 22 mai 1945, avant de le quitter définitivement, pour se fixer à Charleroi, en septembre 1945.

UN FOYER HEUREUX ET UNE LONGUE CARRIÈRE À LA GENDARMERIE

De retour en Belgique, il retrouve sa marraine de guerre, Madame Renée Gelaye laquelle, par des échanges de courrier, l’a soutenu durant ses années de détention. Il l’épouse un an plus tard et deux enfants, Michel et Marianne, viennent combler leur couple. Il réintègre la gendarmerie et poursuit sa carrière jusqu’en 1972. La brigade de Frameries sera le lieu de sa dernière affectation, au grade de 1er Maréchal des Logis-Chef.

(*) Sources : « Tragique mai 40 à Saint-Aubin » Mai 1990 – Ass. Pat. St-Aubin – « Journal du Prisonnier de Guerre » F.N.A.P.G. – Décembre 2016 – Registre de population de la commune de Saint-Aubin 1930/1948 – Blogsquetia, le blog de l’entité de Frameries.

Par ces quelques lignes, le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin a tenu à s’associer à cette belle fête :

« Cher Monsieur Smal,

C’est avec plaisir et un immense honneur que nous avons pris connaissance, dans le dernier « Journal du prisonnier de guerre », de l’hommage qui vous a été rendu à l’occasion de votre centième anniversaire, survenu le 26 novembre dernier.

Vos origines saint-aubinoises n’ont pas manqué d’interpeler notre comité. Depuis plus de vingt ans, celui-ci a pris la relève des anciens prisonniers, déportés, combattants et autres acteurs des deux dernières guerres, aujourd’hui disparus, pour entretenir et développer le devoir de mémoire qui leur est légitimement dû.

Vous faites partie de ces personnes et en mai 1990, le livre « Tragique mai 40 à Saint-Aubin », édité localement, n’avait pas manqué de vous citer parmi les anciens prisonniers de guerre. Les informations de l’époque vous concernant ont pu être complétées par celles évoquées à l’occasion du susdit hommage.

Notre village compte encore des représentants de votre famille et si, vous-même, avez quitté Saint-Aubin depuis plus de septante ans, le souvenir de votre sœur, Madame Marie Smal, reste encore vivace dans la mémoire des plus anciens de chez nous.

Par ces quelques mots, nous tenons à nous associer aux manifestations de sympathie dont vous avez fait l’objet et aux marques de reconnaissance qui vous été manifestées par la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre. /… »

Le 26 décembre 2016

Nos Anciens de 14-18

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Hommage : morts pour la Belgique en 14-18

Habitants de Saint-Aubin, morts pour la Belgique au cours de la guerre 1914-1918

Hommage aux civils mitraillés sur la route d’Hemptinne

Hommages : à nos Saint-Aubinois morts

A nos Saint-Aubinois morts, victimes de la guerre en 1940-1945.

Hommage : au soldat Hamou BEKHOUCHE

Plaque commémorative, à Saint-Aubin, au lieu de son décès;  à la mémoire du Soldat Hamou BECKOUCHE, mort pour la liberté, le 14 mai 1940

Hommage : au pilote Paul Costey

Plaque commémorative  en sa mémoire, au lieu du décès du Lt Avi Paul Costey, à St-Aubin :

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