Associations Patriotiques de Saint-Aubin

commémorations et mémoire

Catégorie : Cérémonies (Page 2 of 2)

Quelques moments dans la carrière de Mr Elie SMAL

Avec l'aimable autorisation de son fils Michel, voici quelques photos de la vie professionnelle de M. Elie SMAL, après la guerre, – D'autres photos de sa captivité figurent ci-après.

Elie SMAL, valeureux centenaire

« …/Né à Saint-Aubin, le 20 novembre 1916, il effectue son service militaire au 13ème de Ligne d’octobre 1936 à octobre 1937. – Il est rappelé sous les drapeaux à plusieurs reprises et 1938 et 1939 – Le 01 février 1940, il s’engage pour quatre ans, à la gendarmerie.
Mobilisé lors de l’invasion allemande, il combat avec le 1er régiment léger – 1er groupe mobile, du 10 au 17 mai 1940. – Le 18 mai il est fait prisonnier et rejoint le Stalag 1 A, à Könisberg, en Prusse orientale, à plus de 1500 km d’ici. – Quarante baraques en bois construites, à l’origine, pour des PG polonais, abritaient environ quinze milles hommes ; il était ceinturé de plusieurs clôtures de barbelés et de miradors, avec projecteurs et armes automatiques. – Il y connaît des fortunes diverses et une vie difficile, alliant le froid, la promiscuité, les multiples humiliations et la faim …. Sur ce plan, il est, sans doute, très heureux de se retrouver, un jour, aux cuisines du camp.
Mais son meilleur baume au cœur, est sa correspondance avec sa marraine de guerre, madame Renée GELAY qu’il épousera un an après à son retour. Sa fin de captivité est très pénible, épique même ! Devant l’avancée des troupes russes, le camp est vidé et des marches forcées vers l’Allemagne lui font parcourir, en plein hiver, mille deux cents kilomètres, à proximité du Danemark. Il est délivré par les troupes britanniques et est rapatrié le 22 mai 1945.

Elie SMAL quitte Saint-Aubin en septembre 1945 et fonde son foyer avec Mme Renée GELAY. Professionnellement il reprend son poste à la gendarmerie, au grade de Maréchal des Logis de 2ème classe. Il gravit plusieurs échelons de la hiérarchie pour terminer sa carrière en 1972, à la brigade de Frameries, au grade de 1er Maréchal des Logis chef.

De nombreuses distinctions honorifiques lui ont été octroyées, en ses qualités de combattants, de prisonnier de guerre et de gendarme. A noter, en particulier les Palmes d’or de l’Ordre de la Couronne, la Croix de Chevalier de l’ordre de Léopold II et tout dernièrement, à l’occasion de son centenaire, la Croix vermeil de la FNAPG.

Au gré de ses différentes affectations, il passe la plus grande partie de sa vie dans le Borinage, plus particulièrement 52 ans, à Frameries, où ses enfants et petits-enfants ont grandi…se sont mariés, aussi ! Durant plus de septante ans, il se fait très discret envers son village natal, jusqu’à s’y faire oublier /…»

Quelques images de la carrière d'Elie SMAL

 

Elise SMAL : fêté pour son 100ème anniversaire

Elie SMAL, enfant de Saint-Aubin, ancien prisonnier de la guerre 1940-45, fêté pour son centième anniversaire.

Une fois n’est pas coutume de voir un enfant de Saint-Aubin fêter son centième anniversaire.

Né le 20 novembre 1916, Elie SMAL, entouré de sa famille et de proches, a été honoré en sa maison de retraite, à Flénu (Mons), à la fois par les autorités civiles montoises et par celles de Frameries, commune où il vécut cinquante-deux ans.

Pour cela, M. Elio Di Rupo, Ministre d’État, ancien Premier Ministre et Député-Bourgmestre de Mons, M. Jean-Marc Dupont, Député-Bourgmestre de Frameries, tous deux accompagnés de plusieurs élus, se sont joints à MM. Pol Bouviez, Michel Flament et Jean-Michel Simon, responsables des sections de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre (F.N.A.P.G.) de Frameries et de Flénu.

En outre, Elie a reçu les félicitations de la maison royale. Pour les services rendus et son dévouement, la F.N.A.P.G. lui a décerné sa plus haute distinction, la Croix Vermeil et son diplôme d’honneur.

Questionné sur les secrets de sa longévité, il déclare : « J’ai bu beaucoup de bon lait de vache quand j’étais petit ».

Cinq années de captivité

Il effectue son service militaire en 1936, au 13ème de ligne, à Namur et est rappelé sous les drapeaux à plusieurs reprises, en 1938 et 1939. Il s’engage à la gendarmerie le 1er février 1940 et fait partie de la Légion mobile des side-cars. C’est sous cette étiquette qu’il intègre l’armée belge. Il est fait prisonnier à Moortsele, le 18 mai 1940, au cours de l’avancée allemande. Durant cinq ans, il séjourne au stalag I A, situé à Koeningsberg, en Prusse orientale. Pendant sa captivité, il connaît des conditions de vie très difficiles telles que le froid, la faim, la promiscuité et l’humiliation instaurée par les gardiens. A la fin du conflit, suite à la percée de d’armée russe sur le front de l’est, il est contraint par ses geôliers d’effectuer des marches forcées en direction de l’Allemagne. Il parcourt, ainsi, mille deux cents kilomètres à pied, en plein hiver, avant d’être libéré par les troupes britanniques, à proximité du Danemark. Il rentre à Saint-Aubin, le 22 mai 1945, avant de le quitter définitivement, pour se fixer à Charleroi, en septembre 1945.

UN FOYER HEUREUX ET UNE LONGUE CARRIÈRE À LA GENDARMERIE

De retour en Belgique, il retrouve sa marraine de guerre, Madame Renée Gelaye laquelle, par des échanges de courrier, l’a soutenu durant ses années de détention. Il l’épouse un an plus tard et deux enfants, Michel et Marianne, viennent combler leur couple. Il réintègre la gendarmerie et poursuit sa carrière jusqu’en 1972. La brigade de Frameries sera le lieu de sa dernière affectation, au grade de 1er Maréchal des Logis-Chef.

(*) Sources : « Tragique mai 40 à Saint-Aubin » Mai 1990 – Ass. Pat. St-Aubin – « Journal du Prisonnier de Guerre » F.N.A.P.G. – Décembre 2016 – Registre de population de la commune de Saint-Aubin 1930/1948 – Blogsquetia, le blog de l’entité de Frameries.

Par ces quelques lignes, le comité des Associations Patriotiques de Saint-Aubin a tenu à s’associer à cette belle fête :

« Cher Monsieur Smal,

C’est avec plaisir et un immense honneur que nous avons pris connaissance, dans le dernier « Journal du prisonnier de guerre », de l’hommage qui vous a été rendu à l’occasion de votre centième anniversaire, survenu le 26 novembre dernier.

Vos origines saint-aubinoises n’ont pas manqué d’interpeler notre comité. Depuis plus de vingt ans, celui-ci a pris la relève des anciens prisonniers, déportés, combattants et autres acteurs des deux dernières guerres, aujourd’hui disparus, pour entretenir et développer le devoir de mémoire qui leur est légitimement dû.

Vous faites partie de ces personnes et en mai 1990, le livre « Tragique mai 40 à Saint-Aubin », édité localement, n’avait pas manqué de vous citer parmi les anciens prisonniers de guerre. Les informations de l’époque vous concernant ont pu être complétées par celles évoquées à l’occasion du susdit hommage.

Notre village compte encore des représentants de votre famille et si, vous-même, avez quitté Saint-Aubin depuis plus de septante ans, le souvenir de votre sœur, Madame Marie Smal, reste encore vivace dans la mémoire des plus anciens de chez nous.

Par ces quelques mots, nous tenons à nous associer aux manifestations de sympathie dont vous avez fait l’objet et aux marques de reconnaissance qui vous été manifestées par la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre. /… »

Le 26 décembre 2016

Commémorations du 08 mai 1945

Deux hommages particulièrement émouvants.

Le 08 mai 1945 a été, une nouvelle fois, commémoré, à Saint-Aubin. Au-delà de cette traditionnelle commémoration, deux événements particulièrement émouvants sont à épingler :

  • le dévoilement d’une nouvelle plaque commémorative, au monument de la route d’Hemptinne, dédié aux trente-neuf victimes du 13 mai 1940,
  • l’hommage à M. Elie SMAL, le tout dernier saint-aubinois, ancien combattant et prisonnier de la guerre 40-45, décédé centenaire le 13 janvier dernier.

Après l’office religieux célébré par l’Abbé René Goffaux et la remarquable homélie qu’il a prononcée, en présence des autorités locales et de plusieurs drapeaux patriotiques venant de villages voisins, le cortège s’arrête au monument aux morts des deux guerres, garni de divers travaux d’élèves.

Outre la présence du Bourgmestre Pierre Helson, du 1er Echevin Claudy Lottin , de l’échevin Grégory Chintinne, de plusieurs conseillers communaux, Marie-Anne Burlet, Jacques Pauly, Désiré Halloy, on note celles de Mme Mireille Debleumortier, Président du comité provincial de la FNAPG, de l’Adjudant Bernard Vandooren, représentant le commandant du 2ème Wing TAC, du Commissaire Stéphane Leroux, délégué du Commandant de la zone de police Flowal, de la Directrice, des institutrices et de quelques élèves de l’école communale.

Une brève allocution de René Lebrun, délégué des associations patriotiques et l’appel des morts précèdent le dépôt de gerbes par le Bourgmestre de Florennes et par les représentants patriotiques locaux. Le Royal Harmony Jazz band « Les Amis Réunis » conclut avec la sonnerie « Aux Champs » et la « Brabançonne ».

Nouvelle plaque commémorative, rue d’Hemptinne

Deux bus emmènent ensuite la centaine de participants, vers le monument, en haut de la route d’Hemptinne. Après le vol de la plaque commémorative en bronze, voici plus d’un an, les organisateurs ont tenu à renforcer le devoir de mémoire envers les victimes du bombardement de 13 mai 1940, par le placement d’une nouvelle plaque reprenant, cette fois, les noms et origines des victimes.

De commémoration en commémoration, de moins en moins de familles et de descendants de celles-ci sont représentées. L’assemblée entend l’émouvant témoignage de Freddy Bernier, aux côtés de son grand frère Henri, lui-même, rescapé du massacre, sa maman qui le tenait dans ses bras, ayant été tuée. L’intervenant évoque aussi la plaie du vandalisme, dont souffrent aussi les lieux de mémoire et de culture.

Après le dévoilement de la plaque, dans l’émotion générale, s’égrène la non moins oppressante lecture des trente-neuf noms, issus de toute la province de Namur et au-delà. Septante-sept ans après ce tragique événement (ce tragique attentat, dirait-on aujourd’hui), chacun(e) a encore le cœur serré à l’évocation de chacun des noms.

Enfin, un nouveau dépôt de gerbes est effectué, au nom des familles, des associations patriotiques et de la province de Namur.
Le Gouverneur, Denis Mathen, étant excusé, c’est le conseiller provincial, Stéphane Lasseaux qui accompagne ce dépôt. Une retentissante Brabançonne clôture l’évocation.

Hommage au dernier ancien combattant et prisonnier 40-45

En bus, également, le cortège rejoint la rue de la Goette, pour l’hommage à M. Elie Smal, évoqué plus haut. Devant des membres de sa famille, les autorités, les porte-drapeaux, un nombreux public et les élèves de l’école du village, le délégué des associations patriotiques retrace la carrière de l’intéressé (Lire ci-après). Les élèves récitent un extrait du poème Liberté, de Paul Éluard.

Arrive le moment, lui aussi émouvant pour sa famille, du dévoilement de la pierre commémorative « IN MEMORIAM Elie SMAL » et de l’inauguration de l’arbre souvenir, un vigoureux marronnier, appelé à trôner à quelques mètres de son congénère planté en 2005, pour le 175ème anniversaire de la Belgique.

En hommage à la triple qualité de militaire, de gendarme et de prisonnier de guerre de M. Smal, l’Adjudant Vandooren, le Commissaire Stéphane Laloux et Mme Debleumortier, fleurissent l’endroit, nouveau passeur de mémoire.

Le cortège pédestre et musical clôture ces cérémonies et emmène le public à la salle « Les Amis Réunis » où une exposition souvenir rappelle les tragiques événements du 13 mai 1940 et font mémoire de M. Elie Smal.

Le Bourgmestre tient à remercier tous les acteurs de cette matinée, spécialement les familles des victimes de la route d’Hemptinne et celle de M. Smal, ainsi que le comité local des associations patriotiques. Celui-ci remercie, une nouvelle fois l’asbl « Les Amis réunis » pour sa double et gracieuse collaboration, soit l’accompagnement musical de sa phalange et la mise à disposition de sa salle.

Commémoration : 06 novembre 2016

SAINT-AUBIN : CEREMONIES DU 11 NOVEMBRE

Le comité des Associations patriotiques de Saint-Aubin a organisé les cérémonies commémorant le 98ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

Une belle délégation du collège et du conseil communaux assistent d’abord à la messe, célébrée par l’abbé René Goffaux. Dans son homélie, celui-ci a mis l’accent sur la nécessaire acceptation des différences entre les hommes, élément majeur d’accession à la paix. En cortège, animé musicalement par la Royale Harmonie locale « les Amis Réunis », avec des élèves et des enseignantes de l’école communale, les autorités civiles et religieuses, ainsi qu’une belle frange de la population se rendent au monument aux morts des deux guerres.

Sous les yeux des victimes des deux guerres dont les portraits ornent celui-ci, après le tintement du tocsin historique qui le surplombe, René Lebrun s’adresse à l’assistance, au nom des Associations Patriotiques. Il se réjouit de belle participation et évoque brièvement une page méconnue de l’armistice de 1918 : « Il s’agissait, en fait d’une suspension des hostilités, pour une durée de 36 jours. Cette durée sera renouvelée trois fois, étant, finalement illimitée. – Il y eut aussi le Traité de Versailles du 28 juin 1919 qui fixait les conditions des alliés ; le 21 juin 1919 (soit 7 jours avant) on était à deux doigts de reprendre les hostilités. Sur le front ouest, celles-ci cessèrent bien le 11 novembre 1918, mais sur le front est, on se battait encore dans les années 1920. ». Côté allemand, des éléments de l’armée en retraite n’ont pas accepté la décision politique d’armistice. On ignore combien il y eut de morts de guerre durant cette période. Côté français, plus question, désormais, d’officialiser des combattants comme « morts au combat ». Officiellement, ils sont tous morts de la grippe espagnole, dont l’épidémie (il est vrai) fait rage à cette époque. Ils sont privés de la mention honorifique « mort pour la patrie » et leurs veuves ne sont pas reconnues comme « veuves de guerre ». Par ailleurs, il laisse entrevoir que la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918 revêtira une dimension particulière, suite à la découverte de nouveaux éléments concernant l’ancien cimetière militaire 14-18 de Saint-Aubin, à « la maladrerie ».

Les élèves de l’école se sont impliqués dans la cérémonie par la déclamation de poèmes et par l’appel des morts. Après un dépôt de fleurs au pied du monument par le Bourgmestre, Pierre Helson, ainsi que par Vital Lauvaux et Robert Milet, délégués du comité des associations patriotiques, accompagnés d’enfants, la sonnerie « Au champ » et « La Brabançonne » concluent cette belle cérémonie du souvenir.

L’assistance est invitée, ensuite, à partager le verre de l’amitié traditionnellement offert par l’association locale des groupements.

Commémorations du 08 mai 1945

EMOUVANTES CEREMONIES D’HOMMAGE AUX VICTIMES

En ce 1er mai 2016, ensoleillé mais frais, le comité des associations patriotiques de Saint-Aubin a donné rendez-vous à la population pour les traditionnelles commémorations du 08 mai 1945, marquant la fin de la guerre, la libération des camps et l’anniversaire des tragiques événements locaux du 13 mai 1940. Au choix des participants, malheureusement trop peu nombreux, fête du muguet oblige, sans doute, le programme proposait d’abord une messe en mémoire des victimes de conflits et d’attentats, office concélébré par M. le Doyen Philippe Masson et l’Abbé saint-aubinois, René Goffaux. Outre les paroles toujours chaleureuses du premier, le second a prononcé une homélie remarquable et profonde de vérité.

Une cérémonie émouvante :

A l’issue de la messe, c’est en musique, avec le Royal Harmony Jazz Band Les Amis Réunis, que le cortège a rejoint le monument aux morts pour une émouvante cérémonie, en présence d’autorités communales et religieuses, de membres du personnel enseignant, d’élèves de l’école communale et de leurs parents. Au nom des associations patriotiques, René Lebrun a tenu à mettre son intervention sous le signe de l’espoir, selon la citation du Général de Gaulle « L’espoir est toujours vainqueur », gravée jusqu’il y a peu sur le monument aux victimes de la route d’Hemptinne. Entretemps, le vandalisme a fait son œuvre, la plaque en bronze ayant été volée. Ce monument sera restauré au plus tôt par les associations patriotiques, en granit, cette fois, avec l’inscription des noms des trente-huit victimes.

« C’est quand tout foire qu’il s’agit d’espérer contre toute espérance »

Après l’appel des morts lu par Alphonse Vanderweerden, membre du comité et deux élèves, l’intervenant a poursuivi, à titre exceptionnel, par l’évocation des attentats de Bruxelles du 22 mars dernier et de toutes ses victimes, décédées, blessées ou meurtries par la perte d’un être cher : « Même si, six semaines après ce tragique événement, tout (ou presque) a été dit il n’est pas trop tard pour l’évoquer et pour nous faire réfléchir. Dans l’esprit positif d’espoir déjà évoqué plus haut, je me limiterai, simplement, à citer Alexandre Jollien, philosophe valaisan : A un ami qui disait « avoir cessé de rêver à un monde meilleur », il répond : « Mais au contraire, c’est quand tout foire qu’il s’agit d’oser espérer contre toute espérance …/…et – d’ajouter – ce n’est pas grossir les rangs des illuminés que de redoubler d’efforts pour s’opposer massivement à cette pente naturelle et glissante qui nous entraîne presque irrémédiablement vers le découragement, la démission, la capitulation ».

Les enfants sensibilisés, eux-aussi Sont intervenus ensuite, la Directrice de l’école, Madame Maryline Dandois et cinq élèves pour la déclamation de cinq strophes du célèbre et combien actuel poème de Paul Eluard, écrit en 1942, « Liberté ». Le chant de « La Brabançonne », interprété par les élèves présents, a conclu cette intervention avant qu’une minute de silence ne soit observée par toute l’assemblée.

Après le dépôt de gerbes au pied du monument par M. Claudy Lottin, 1er Echevin, au nom de la commune de Florennes, par Messieurs Robert Milet et Jean Moyen, pour les associations patriotiques, la royale harmonie a conclu la cérémonie par une vibrante sonnerie « Aux Champs » et par « la Brabançonne ». Toute l’assemblée a rejoint ensuite, en cortège musical, la salle Les Amis Réunis, pour le vin d’honneur traditionnellement offert par l’ « Association des groupements » locale. M. Lottin y a pris brièvement la parole pour remercier et féliciter le comité organisateur et tous les intervenants en cette belle cérémonie du souvenir.

Saint-Aubin commémore le 11 novembre 1918

A l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

EMOUVANTE PASSATION DE TEMOINS ENTRE GENERATIONS

Depuis le 1er septembre dernier, l’école communale de Saint-Aubin a rouvert ses portes, après huit ans de fermeture. La traditionnelle commémoration de l’armistice de 11 novembre 1918 a été l’occasion pour le comité local des associations patriotiques et l’équipe éducative, de mettre l’accent sur la nécessaire continuité du travail de mémoire. De nombreux élèves et leurs parents avaient répondu à l’invitation, ainsi que d’anciens membres du personnel enseignant.

En présence d’autorités communales et provinciales, de conseillers de l’action sociales et de la fabrique d’église, autorités menées par le Bourgmestre, Pierre Helson, cette commémoration a débuté par la messe célébrée par l’abbé René Goffaux .Celui-ci a prononcé une remarquable homélie, autour du mot « paix ». La sonnerie « Aux champs », jouée par le chef de musique Christophe Cabus, a ponctué l’office.

Le monument aux morts, une fois de plus témoin privilégié de l’action patriotique.

Sous la conduite musicale du « Royal Harmony Jazz Band Les Amis Réunis » le cortège a rejoint le monument aux morts. L’émotion était palpable parmi les quatre générations représentées, de la doyenne d’âge du village, Fernande Duchène, au plus jeune des élèves présents. Le discours prononcé par René Lebrun, au nom des associations patriotiques, en témoigne :

« Au pied de ce monument, notre commémoration du 11 novembre 1918 revêt, aujourd’hui, un caractère particulier. En effet, après de longues années d’absence, nous retrouvons avec un immense plaisir, les délégués de notre école communale, des élèves et leurs parents, entourant sa directrice, Madame Maryline Dandois et les membres de son équipe éducative, ainsi que l’échevin de l’enseignement, M. Grégory Chintinne. …/ laissant un peu de côté l’évocation de la guerre et de ses malheurs, nous avons voulu, de commun accord, que ce jour reste marqué dans les annales saint-aubinoises. Dans un esprit de continuité du travail de mémoire, au travers des générations successives, des enseignantes, aujourd’hui retraitée ou toujours en fonctions, sont présentes : Mmes Thérésa Eugène-Hubert, Marie-Jeanne Liessens – Chevalier, Myriam Jassogne et Carole Loupe. Mme Marie-Antoinette Bex-Van der Meersch, est excusée.

Pour vous et avec vous, les enfants, trois gestes vont être posés… trois gestes de passation de mémoire !
Rappelons-nous :

  • Le 13 mai 1990, à l’occasion de la 1ère commémoration quinquennale des tragiques événements de mai 1940, à Saint-Aubin, le président de la FNAPG (Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre) de l’époque, M. Henri Milet, a remis à l’école communale un nouveau drapeau patriotique. Il remplaçait les deux drapeaux offerts 30 ans auparavant, à l’école des filles de Mme Thérésa, d’une part et à l’école des garçons, de M. Aristide Monier, d’autre part. – Ces deux drapeaux nous accompagnent aujourd’hui, portés par des élèves d’aujourd’hui ! L’histoire continue ! – J’invite Mme Dandois et avec elle, toute notre école, à recevoir de Robert Milet, fils de feu Henri Milet précité, ce drapeau brodé par des petites mains saint-aubinoises, voici 25 ans. …/Qu’il reste le signe de l’attachement aux vraies valeurs patriotiques.
    ————————
  • Le 14 mai 2000, a été inauguré, ici plus haut, près de l’église, l’ « Arbre de l’an 2000 et de la pai x ». Ce chêne du pays est le fruit d’une action scolaire et familiale, ainsi que d’une vingtaine d’années de patience, depuis la germination d’un gland, à l’école maternelle, jusqu’à sa transplantation au jardin, Rue Goffin et enfin, sur ce site. Dans la continuité de l’an 2000, il est proposé à nos élèves et enseignants de 2015, de renouveler cette expérience-témoin. Pour cela nous leur offrons quelques glands issus de ce chêne, ce, dans l’idée, qu’un jour au village, on puisse, à nouveau, raconter cette belle histoire, en replantant un nouveau sujet. Alexandre (Lebrun), le gamin des années 70/80, de la classe de Melle Myriam, étant excusé, son institutrice maternelle, Melle Myriam Jassogne, est invitée à passer le précieux témoin à ses jeunes collègues et à leurs élèves. ——————————-
  • Notre troisième geste s’adresse à nous tou(te)s mais spécialement à nos élèves et enseignants qui côtoient, au quotidien, notre monument aux morts.
    Le comité des associations patriotiques a souhaité que celui-ci soit, en permanence, plus visible. – Avec l’accord du Collège Communal qu’il remercie au passage, un mât à été réalisé et planté. Il reste à le garnir ! Pour le premier pavoisement permanent du monument, plusieurs élèves sont invités à hisser le drapeau national, aux côtés de Vital Lauvaux, instigateur de cette initiative. /…

Après que la musique ait joué un court hymne « au drapeau », de sa composition, il est revenu à Mme Maryline Dandois de s’adresser à l’assistance en ces termes :

Permettez-moi de vous dire combien je suis heureuse, d’être parmi vous. En effet, si ce matin nous sommes rassemblés devant cet édifice, c’est parce que chacun à notre niveau, dans nos administrations, dans nos associations respectives, à l’école, nous militons en faveur du civisme et du devoir de mémoire.

Que seraient les cérémonies de commémorations sans vous, sans votre présence fidèle ! Aujourd’hui, le drapeau Belge flotte sur tous les bâtiments publics et s’il est largement déployé à l’occasion de ces manifestations ; c’est grâce à vous.

Vous les représentants de l’Association Patriotique, vous êtes ainsi les gardiens du premier symbole de notre Pays et de la devise « L’Union fait la Force ».

Vous avez la lourde responsabilité d’arborer lors des manifestations commémoratives l’emblème de la Belgique et de rendre ainsi hommage, à ceux qui ont combattus au front au nom de la Liberté, de la Démocratie.

Au nom du devoir de mémoire envers les plus jeunes vous perpétuez l’organisation des cérémonies qui sans vous seraient depuis bien longtemps abandonnées, vous vous souciez de l’entretien des monuments, vous vous préoccupez de la transmission aux jeunes générations des valeurs qui sont les vôtres, en allant à leur rencontre et aussi en les emmenant sur le terrain pour mieux leur expliquer l’Histoire à la lumière de votre expérience.

Je sais que vous avez le souci que la transmission de votre mission, le relais par les jeunes générations se préparent et vous avez raison. Il est en effet important que nous nous souvenions des combats et des sacrifices consentis par ces hommes et ces femmes qui se sont battus pour que nous puissions vivre dans une société libre et démocratique.

C’est ainsi que le drapeau patriotique que vous avez offert il y a vingt ans à l’école communale de Saint-Aubin vient d’être transmis à la jeune génération qui fréquente l’école ouverte depuis peu. Ce geste et la présence des générations d’enseignants qui se sont succédées sont plus que des symboles.
Comme beaucoup d’entre nous dans l’assistance, je fais partie de ces générations qui ont eu l’indicible chance de ne pas connaitre la guerre personnellement. Dès lors nous portons, je porte la responsabilité de la transmission de la Mémoire collective envers ces générations qui ont été décimées par les guerres meurtrières du XXe siècle. Aujourd’hui encore, de nos concitoyens risquent leur vie et certains la perdent au nom de la Paix.

Nous nous devons de rappeler à nos jeunes que les droits dont ils jouissent aujourd’hui ont été acquis et défendus dans l’horreur des combats et les souffrances de l’occupation.

Vous les enfants, les adultes de demain, puissiez-vous incarner dans votre engagement des valeurs de civisme, de courage et de générosité. Vous vous devez de garder en mémoire les leçons que l’Histoire nous a données, de comprendre les racines de notre liberté et d’en mesurer le prix !

Après l’appel des morts par Alphonse Vanderweerden, place à un double dépôt de gerbes, au nom de la commune de Florennes et des associations patriotiques locales. La sonnerie « Aux champs » et la « Brabançonne » ont clôturé la cérémonie de commémoration du 97ème anniversaire de l’armistice. Après la photo souvenir, c’est au tour des élèves, sous la direction de Mme Elodie Gayet, de chanter l’hymne national…émotion garantie à l’écoute de ces petites voix, frêles, certes, mais tellement fières.

Au cours du vin d’honneur offert traditionnellement par l’association des groupements de Saint-Aubin, le Bourgmestre, Pierre Helson s’est attaché à rappeler l’importance des commémorations patriotiques, évoquant aussi l’évolution de plus en plus destructrice des guerres modernes. Il souligne aussi la volonté du comité local d’innover lors de chacune d’elles et il le remercie pour son action.

Ci contre, le lien vers le texte (en .pdf) des allocutions : Texte des allocutions

Bénédiction du nouveau drapeau des Associations

Ce 03 mai 2015, a eu lieu la Bénédiction du nouveau drapeau des Associations Patriotiques

… et mise au repos de l'ancien drapeau, officant depuis 1948

Cérémonies du 11 novembre (2014)

Commémoration du 11 novembre, ce 08/11/2014 à St-Aubin

Cérémonies du 08 mai (2014)

Cérémonies du 08 mai.
Article paru dans le journal "Vers l'Avenir" : Ceremonies du 08 mai

Souvenir et Mémoire

Cilquer sur les liens ci dessous pour découvrir nos activités précédentes !

 

Présentation de l’association.pdf

Contact: → AssPatStAubin@gmail.com

Inauguration de la rue Paul COSTEY

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L’association a participé à la recherche de la famille Costey. Celle-ci a rehaussé de sa présence, la cérémonie d’inauguration de la rue.

 

L’association et la commune de Florennes ont participé à l’entretien des monuments et avec la collaboration de l’Ambassade de France, elles ont rénové les deux tombes militaires.  

 

 

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